La fin de l’internet facile ? (et pourquoi même les plus gros s’apprêtent à tout changer)

Normalement, je suis plutôt du style grizzly…

(mon égo n’avait pas envie de dire « ours », et je suis d’accord avec lui)

Petit grizzly hein.

Mignon comme tout.

Celui qui fait craquer ses dames et les enfants.

(ah, cet égo hehe)

Tout ça pour dire que je bosse dans mon coin.

En bon Jedi du copywriting.

Et que ce qui se passe dans le monde des gros du web (hormis mes clients bien sûr), ce que fait Untel ou Untel…

je m’en fous pas mal.

J’essaie même d’éviter ce genre de conversations au maximum, parce que je trouve qu’elles incitent à faire des choses qui ne nous ressemblent pas, même inconsciemment, juste pour faire péter les compteurs de ventes et rentrer dans la course à qui a la plus grosse.

Et pour se retrouver à bosser comme un crevard juste pour gagner encore plus et ne plus profiter de la vie, y a pas mieux.

Mais bref.

Toujours est-il que cette année, je me suis retrouvé dans de nombreuses conversations avec pas mal des plus gros acteurs du web francophone…

La plupart ?

Ils se pètent la gueule.

Bon, beaucoup aimeraient faire des chiffres comme eux quand ils se vautrent, mais quand même…

C’est loin d’être ce qu’ils faisaient avant.

Et quelque part, ça ne me surprend pas pour un roupie.

Le point commun principal que j’ai remarqué chez ceux qui voient leur business fondre comme neige au Zimbabwe comme ça ?

Ils ne tissent aucune relation avec leur audience.

Mais procèdent plutôt en mode « je ne donne pas de nouvelles, puis bim, je te bombarde avec mon gros lancement… »

Ou pire, ils enchaînent les gros lancements des uns et des autres.

Même quelques uns que je connais qui avaient une vraie légitimité, qui faisaient des trucs vraiment qualitatifs, ont vu leur taux de réponse s’écrouler.

Parce qu’ils se sont mis en pause quelques mois.

Et n’ont plus communiqué avec leur liste.

Et pas mal de ces gens là, aujourd’hui, ils ont du mal à retourner la tendance.

Même si ils comprennent que le marché est beaucoup plus mature aujourd’hui, et que les gens sont de plus en plus sceptiques à force de voir tout et n’importe quoi passer…

Même si ils se mettent à adopter des approches nouvelles (pour eux)…

…Il va leur falloir du temps.

Le temps de se refaire une réputation.

Le temps de s’adapter à une nouvelle façon (pour eux, là encore) de faire du marketing.

Les rares mastodontes du web francophones qui continuent de monter encore et encore ?

C’est ceux qui ont senti le coup venir il y a deux ou trois ans.

C’est ceux qui ont stoppé les gros lancements pour les autres.

Et qui, surtout, se sont mis à communiquer beaucoup plus régulièrement avec leur audience.

Et pas juste quand ils avaient un gros truc à vendre.

Pendant ce temps là ?

Des gugus comme moi, qui bossent tranquillement dans leur coin ?

Ou des gens comme les clients dont je me charge du marketing ?

Ils voient leur chiffres d’affaire monter.

Sans cesse.

Doucement peut-être, mais sûrement.

Sans devoir investir des dizaines de milliers d’euros en publicité pour renouveler leur mailing listes excédées.

Et il n’y a pas de raison que ça change.

Le plus amusant ?

(Et peut-être ma plus grosse fierté depuis que je fais du marketing ?)

C’est que je n’ai jamais eu autant de ces gros infopreneurs qui s’intéressent à mon travail.

Qui me demandent des conseils.

Qui s’inscrivent à la Marketing Master School.

Qui songent à passer en mode Emailing 3.0.

Voire qui me demandent carrément de les aider pour leur marketing.

Tu fais ce que tu veux de ce que je viens de te partager.

Mais je suis prêt à parier mon genou gauche que cette tendance va encore augmenter en 2018.

Et que cette nouvelle année va marquer un GROS tournant sur l’interoueb.

On arrive à la fin de l’internet facile.

La bataille pour l’attention des gens fait rage un peu plus chaque jour.

Acquérir de vrais bons leads ciblés coûte de plus en plus cher.

Je ne pense pas, à moins d’arriver avec quelque chose de complètement nouveau (comme certains l’ont fait ces deux dernières années avec l’E-Commerce), que beaucoup vont réussir à faire des sommes indécentes sans faire quelque chose de vraiment propre.

Qui met l’intérêt de leurs audiences au coeur de leur travail.

Et sans communiquer régulièrement avec leurs inscrits.

Et tout ça, ça ne vaut pas que sur les niches du « make money ».

 

Bref, long email sur mes prédictions pour 2018 (et les années suivantes) today.

Tu ne pourras pas dire que je ne t’aurais pas prévenu…

Si toi aussi tu sens le vent tourner, il est peut-être temps de rejoindre mes Padawans ici

Tu y seras en bonne compagnie.

 

Greg